POÉSIES D'AMOUR

Combien d’hommes en amour, comblés par les émotions qu’il ressentaient devant les femmes de leur coeur, se sont tout à coup sentis inspirés etsont devenus spontanément peintres,  musiciens, poètes.  Sans être poète, ni au fait de la poésie, j’ai voulu exprimer moi aussi mes sentiments amoureux en poésie.   Je vous les livre.

 ATTENTE

Il y avait une fois

Tu ne croirais pas quoi :

Les fleurs parlaient, chantaient,

Les poètes seuls les comprenaient.

En ce temps-là, par un jour d'été

Un poète par une fleur fut arrêté.

Ô vous qui solitaire paraissez

Le langage des fleurs, peut-être, comprenez.

Mais oui! répondit le poète

Et de la fleur mit le coeur en fête.

Elle ouvrit son coeur au soleil

Et de son amour raconta les merveilles.

Ma beauté sans cesse se nourrit de soleil

Et mon coeur luit d'un amour sans pareil.

Au soleil le matin j'ouvre mes pétales

Et à mon amour toute mon âme j'étale.

Et quand mon astre à l'horizon se déplace

Mon coeur suit son amour de place en place.

La terre, elle, a son coucher de soleil

Mais mon coeur, lui, reste là, en éveil.

La pluie et l'arc-en-ciel sont mes amis

Autant j'ai besoin d'eux que j'ai besoin de lui.

Je ne crains pas le froid et non plus l'orage

Car mon amour m'a tout donné en gage .

Si mon amour vous rencontrez, poète,

Dites-lui que je ne suis pas inquiète

Car il m'a promis de toute son âme

Qu'il cueillera sa fleur avant qu'elle ne se fane.

 

ESPOIRS

  Pluie de météores

Dans un ciel étoilé,

Soeurs aux larmes

D'orphelins en détresse;

Au coeur de ma belle

Avez-vous parlé?

Vient-elle vers moi

Pour que je sois sa joie?

  Danseuses envoûtantes

Lucioles des prairies

Espoir du pèlerin

Dans la nuit en chemin;

Quelle nouvelle

Avez-vous de ma belle?

Aurais-je sa lumière

Au creux de mes mains?

Myriades de fleurs

Aux féériques couleurs

Bercées par vos frères

Les oiseaux enchanteurs;

 (Que?) cachez-vous, ma belle

Au creux de vos parfums?

Dites-lui que je l'attends

Et que mon coeur se meurt.


DÉSIRS D'AMOUR

  Si tu n étais plus là

Je vieillirais de cent ans

Je haïrais le soleil

Et me cacherais de ses charmes.

  Si tu n'étais plus là

J'arroserais les fleurs de mes larmes

Je haïrais les oiseaux

Et renoncerais à leurs vacarmes.

  Si tu n'étais plus là

Il n'y aurait que la nuit

Je haïrais le bonheur

Et m'habillerais de pleurs.

  Si tu n'étais plus là

J'épouserais la solitude

Mais je lui serais vite infidèle

Pour retrouver ton âme

Source de ma béatitude.

 

L'ABSENCE

  J'ai cherché tes mains

J'ai cherché ta voix

Dans le cafard de ton absence.

J'ai écouté ton âme

Et la mienne s'est apaisée.

  J'ai cherché tes lèvres

J'ai cherché tes bras

Dans le brouillard de ton absence.

J'ai écouté ton âme

Et la mienne s'est apaisée.

  J'ai cherché tes yeux

J'ai cherché ton sein

Dans la froideur de ton absence.

J'ai écouté ton âme

Et la mienne s'est apaisée.

  J'ai cherché ton coeur

J'ai cherché ton âme

Dans le désert de ton absence.

J'ai écouté ton âme

Et la mienne s'est apaisée.

 

MON COMPLÉMENT

  Longues nuits d'ennui

De rêves inassouvis.

  Longues heures de bonheur

Que j'attends de ton coeur.

  Souvenirs qui s'éveillent

Qui s'accrochent comme deuil.

  Souvenirs de symphonies

Qui s'accrochent pour une vie.

  Temps qui passe sans bonheur

C'est le temps qui fait peur.

  Temps qui dure près de toi

C'est le temps de ma joie.

Tout cela en pauvre prose :

"Je ne peux vivre sans toi"!

 

VERS UN RÊVE

  Je t'ai pris la main

À la croisée d'un chemin.

J'ai fixé tes yeux

Il n'y avait pas de bleu.

Dans ton coeur dormait

Le rêve le plus vrai.

Tu as senti mon corps

S'émouvoir très fort.

Tu as senti mon coeur

Frémir de bonheur

Tu as senti un soir

Que tu pouvais y croire.

Tu as cru à l'amour

Pour vrai, sans retour.

Une flamme brûle en toi

Et la flamme, c'est moi.

Et tu n'as plus peur

De vivre ton bonheur.

 

TES BAISERS

  Du premier j'ai souvenir,

Du dernier j'ai souvenir,

Les autres, ma mémoire va retenir.

Ils resteront sur ma peau,

Jusqu'au dernier soupir.

  Ils m'ont livré ta tendresse,

Ils m'ont livré ta détresse;

Tous m'ont mis l'âme en liesse;

Et resteront dans mon coeur

Comme des bijoux de ma déesse.

  Les autres étaient sans passion

Le souvenir du temps d'une chanson;

Et j'en sais trop bien les raisons,

Les tiens ont noyé mon âme,

S'y abreuvant de mille façons.

Pour un seul je monterais aux nuages,

Pour un seul je parcourrais les plages,

Pour un seul je ferais naufrage

Ils ont gagné ma vie entière

Que je leur donnerai en gage.

 

LE BONHEUR

  Elle est montée à bord

Depuis longtemps déjà

Du plus bateau de tous les temps.

  Elle a emporté peu de bagages

Puisque tout est à bord

Rien ne fera défaut à son confort.

À loisir elle respire l'immensité

À loisir elle se nourrit de pureté

Entre les aubes d'un éternel été.

  Elle s'habille de paix au soleil

Car les rivages sont loin derrière

Aucun coeur ne bat sur les quais de pierre.

  Elle ne craint ni vents ni ouragans

Ce bateau est d'acier et pas de bois

Et le maître à bord connaît l'océan .

  C'est surtout à lui qu'elle fait confiance

Et si elle est envahie d'inquiétude

Elle fixe ses yeux et retrouve la quiétude .

Elle est partie sans billet de retour

Et a demandé à son maître à bord

De la conduire aux lointains rivages

Là où sont les éternelles plages .

  Dans cette inconnue le maître

Reconnaît aisément son âme

Et le bateau sur lequel ils voguent

À deux l'ont baptisé "Amour" .